RÉSIDENCE JULIANA BEASLEY - ÉTÉ 2009 / EXPOSITION SÈTE #10

SÈTE #10

JULIANA BEASLEY





(ÉTATS-UNIS)
www.julianabeasley.com

Juliana Beasley, en héritière d’une tradition photographique américaine (Diane Arbus-Nan Goldin…) s’intéresse aux marges. C’est à New York, dans le quartier déshérité de Rockaways, qu’elle travaille actuellement à documenter une petite communauté blanche miséreuse et oubliée. Avant cela, Lap dance, un livre publié en 2003, véritable plongée dans l’univers du strip-tease, nous la révéla. À Sète, Juliana est partie à la découverte d’une ville et d’une culture. À Sète, c’est le sud qu’elle a trouvé! Une aventure pour elle, périlleuse, tant le décalage est parfois immense entre la vieille Europe et l’Amérique d’aujourd’hui. Un livre, le troisième d’une collection passionnante, après Anders Petersen et Bertrand Meunier, est né de cette résidence. Un livre différent, d’où surgit une Sète faite d’intérieurs baroques et d’histoires si particulières, une autre Sète.


La photographe Juliana Beasley, née en 1967 à Philadelphie, Pennsylvanie, n'est pas étrangère aux communautés qui vivent en marge de la société. Et parmi ces marginaux, ceux qui se battent pour rester en vie, ceux qui y parviennent difficilement, ceux incapables de naviguer dans la brume de leurs faiblesses mentales, Juliana trouve des histoires, des histoires qui ont besoin de voix, et des voix qui demandent à être entendues.
Dans les années 90, Juliana fait totalement corps avec son sujet lorsqu'elle plonge dans l'univers de la danse érotique. Pas dans les « Gentlemen Club » proprets des grandes villes, mais dans les « honky tonk », les glauques bien humides, les bars à striptease à un dollar la bière de New Jersey ou de Upstate New York. À peine était-elle sortie de l'école, que Juliana s'est retrouvée à danser dans quatre états des États-Unis, à partager le quotidien des filles, leur travail, à soulager les psychés de ses clients, à prendre leurs photographies, à chroniquer leurs histoires. Loin des appartements chics des rues civilisées de Manhattan, pendant plus de sept années, Juliana s'est appliquée à révéler et à donner la parole aux âmes esseulées, aux personnes âgées invalides, oubliées, sans couverture sociale, aux patients déficients mentaux, renvoyés des hôpitaux car trop indigents pour être soignés mais pas suffisamment dangereux pour être enfermés. Juliana est aussi impliquée et investie qu'elle est d'une sensibilité artistique rare. Son travail produit une décharge d'empathie dont l'objet est d'édifier et non pas d'humilier.
En 2009, Juliana Beasley s'est vue décerner de prestigieuses récompenses, dont le Aaron Siskind Award et le New Jersey Council of the Art Fellowship.

« Le Sète de Juliana Beasley est donc le sien, unique, irréductible à aucun autre et, s’il est aussi peu objectif que tous ceux que peuvent et pourront proposer des photographes sincères, il ouvre des voies. Des pistes pour le regard. […] Sète, alors, devient, sans aucune volonté d’exhaustivité ni d’approche sociologique, ni d’analyse d’aucune sorte mais plutôt comme la succession d’opportunités de rencontres, de moments privilégiés, de croisements dus certains au hasard, d’autres à une volonté, une forme de collage. Le camping, le bar, le loto, les joutes, les apprentis, comme de petits chapitres. Mais un autre peut être, avec la même importance, consacré à un couple, à une famille, à une vieille dame. […] Juliana Beasley passe, sans maniérisme et en réaffirmant la teneur documentaire de sa photographie, du soft au hard, tant au niveau des situations que des cadrages – secs ou amples – ou des couleurs – contrastées ou douces. » _ Christian Caujolle
Extrait du livre “Sète #10”




SÈTE #10
JULIANA BEASLEY




EXPO À LA LOCATION

FICHE TECHNIQUE

• 50 tirages d'exposition couleur sur papier baryté, réalisés par Picto Bastille, contre-collés sur aluminium avec encadrement baguette bois teinté noir, réalisé par Flamant.

• 12 formats 100x100 cm
• 38 formats 60x60 cm





EXPOSITIONS

• ImageSingulières #2 / Sète:
13 - 30 mai 2010