BAHIA, CÔTE DU CACAO - GILLES FAVIER

BAHIA, CÔTE DU CACAO

GILLES FAVIER




(FRANCE / AGENCE VU')
wwww.gilles-favier.com

C'est près d'Ilhéus, toile de fond des romans de Jorge Amado, sur un morceau de la côte bahianaise où la "mata", la forêt tropicale, glisse langoureusement vers la mer, que Gilles Favier est parti sur les traces de Pierre Verger à la recherche des descendants des esclaves africains. Plus particulièrement de ceux venus du Bénin.


Ici, demain n'existe pas, par nécessité, car on sait peu de quoi il sera fait, et par culture aussi, conscients que l'on a de la chance d'habiter un endroit unique et magique parfois. Et il semblerait qu'hier non plus n'existe pas, tant le souvenir de l'âge d'or du cacao semble évanoui. Quelques traces, quelques immeubles, infaillibles témoins d'une ère plus prospère, et rien d'autre, comme si la maladie du cacao avait tout emporté.
La lumière pourrait bien venir des sans-terre, seuls à encore réclamer leur dû, avant que l'éco-tourisme caché sous un vocable qui ne trompe pas son monde n'en finisse pour de bon avec ce coin de paradis.
Alors le samedi, les terreiros des favelas d'Ilhéus, ceux des villages alentours aussi, servent d'exutoire à cette saudade qui envahit parfois les cœurs, dans d'interminables cérémonies où les Orishas, les dieux africains dansent toute la nuit. Et les vieux se prennent à rêver que leur âme, suivant les racines d'un arbre immense qui vont sous la mer jusqu'en Afrique, retournera "au pays" après leur mort retrouver "ceux de là-bas"...



EXPO À LA LOCATION

FICHE TECHNIQUE

• 34 tirages d'exposition noir et blanc sur papier baryté, réalisés par le laboratoire Picto Bastille, sous marie-louise, encadrement sous verre avec baguette en bois
• 18 formats 60x80 cm
• 16 formats 40x50 cm




EXPOSITIONS

• Espace Bonnefoy / Toulouse:
2005