COMMANDE PUBLIQUE DU MINISTÈRE DE LA CULTURE COPILOTÉE PAR LE CNAP ET CÉTÀVOIR

JEUNES-GÉNÉRATIONS

COMMANDE PHOTOGRAPHIQUE




Sur une impulsion du Cnap de la Culture et de la Communication, le Centre national des arts plastiques (Cnap) en partenariat avec l’association CéTàVOIR à Sète, lance un appel à candidature dans le cadre d’une commande photographique nationale sur le thème : « La jeunesse en France ». Ouvert à une diversité de pratiques photographiques, cet appel à candidature invite les photographes auteurs évoluant dans le champ large de l’image fixe documentaire à se saisir de ce thème en ayant à cœur de se faire l’écho de la diversité des territoires.


Le Centre national des arts plastiques et l’association CéTàVOIR à Sète remercient les 446 photographes auteurs qui ont candidaté à la commande photographique nationale « La jeunesse en France ». À l'initiative du ministère de la Culture et de la Communication, cet appel à candidature a invité les photographes auteurs évoluant dans le champ large de l’image fixe documentaire à se saisir de ce thème en ayant à cœur de se faire l’écho de la diversité des territoires. Les dossiers seront examinés le 22 novembre 2016 par le comité de sélection composé de personnalités extérieures, de représentants du ministère de la Culture et de la Communication, du Cnap et de l’association CéTàVOIR. Les candidats sélectionnés seront informés dès le 23 novembre 2016. Les candidats qui n’auront pas pu être retenus en seront informés par courrier électronique uniquement.

PABLO BAQUEDANO, NIGHTCLUBS
« Que font les jeunes quand leurs campagnes s’endorment ? Ils font comme leurs compatriotes des villes, ils sortent en boîte, ils se retrouvent au Coco Loco ou à La Nuba. Toutes ces discothèques un peu désuètes survivent pour leur donner un lieu où se réunir et passer une bonne soirée entre potes, histoire de faire un peu de bruit au sein de territoires un peu (trop) assoupis. Je suis allé à la rencontre de ces jeunes Français pour voir comment, le week-end venu, ils font vivre leurs nuits. » 

MARIE-NOËLLE BOUTIN, TERRITOIRES DE JEUNESSE
Ils s’appellent Adrien, Paul, Philippe, Hugues, Baptiste, Hugo, Cyril, Samantha, Marion et Karine et sont originaires du Pas-de-Calais, issus pour la plupart, du milieu rural. Ils sont en bac professionnel ou en formation d’apprenti au lycée agricole de Radinghem et espèrent travailler dans le secteur de l’agriculture en reprenant une ferme ou en devenant salariés agricoles. Ils poursuivent leurs rêves d’enfant : s’occuper des animaux, conduire le tracteur, être en contact avec la nature ; même s’ils savent que la réalité du métier est difficile aujourd’hui.

GILLES COULON, EXTIME OU L’INTIMITÉ EXPOSÉE
La génération « Z » bien que décrite comme « silencieuse », s’exprime, partage, se dévoile. La profusion d’images réalisées et échangées par cette jeunesse sur les réseaux sociaux est un trésor iconographique qui nous parle sans filtre de son humeur, ses espoirs, ses amours, ses détresses. Grâce à la complicité de sept jeunes de la région parisienne, « Extime » plonge dans ce fonds d’images et le restitue sous forme de portraits mosaïques, ouverts sur leurs rêves, leurs doutes et leurs préoccupations quotidiennes.

CHIMÈNE DENNEULIN, 11 RUE DE LA MAISON BLANCHE
Le 11 rue de la Maison-Blanche à Nantes héberge le service central d’état civil du ministère des Affaires Étrangères et du Développement International.Ce service établit les actes de naissance pour les Françaises et les Français nés à l’étranger. Que l’on soit originaire de territoires anciennement sous administration de la France, française ou français par ses parents, par adoption, par mariage ou encore à la suite d’une naturalisation… 

CLAUDINE DOURY, LES VISAGES NOUVEAUX DU THÉÂTRE
Il n’est pas si évident, lorsqu’on est issu d’un milieu ”défavorisé” d’accéder à un processus artistique et les ateliers “1er acte”, créés en 2014, ont cette volonté d’ouvrir le recrutement des écoles de formation d’acteurs et aussi les plateaux de théâtre à une diversité plus représentative de la population. Cette série présente une vision de ces acteurs modernes qui s'emparent des savoir-faire et des traditions séculaires du métier.

GABRIELLE DUPLANTIER, QUE DEVIENNENT LES ENFANTS D’ICI ?
« J’ai longtemps animé un atelier photo argentique dans une école primaire de la ZUP de ma ville, Bayonne. Pendant ces années, j’ai échangé avec des enfants d’une dizaine d’années, aux origines diverses. Les portraits que j’avais réalisés, au cours et en dehors des ateliers photo, ont été édités en 2012 dans un livre, Les Enfants d’ici. J’ai voulu retrouver certains des enfants du quartier qui avaient particulièrement marqué ma mémoire. Ils évoluent aujourd’hui dans le nouveau monde de leur adolescence, mi-enfants, mi-adultes, ni enfants, ni adultes. »

GUILLAUME HERBAUT, GEEKS2 DES SUPERS HÉROS EN PICARDIE
Tergnier est une petite ville au cœur de la Picardie. Dans cette cité touchée de plein fouet par la crise – le chômage des jeunes atteint 40 % – l’association GEEK2 lutte contre l’exclusion et le décrochage scolaire en s’appuyant sur le tournage d’une websérie d’urban fantasy. Le succès de la série, diffusée sur Youtube, participe à améliorer l’image de la ville et redonne un élan collectif à une jeunesse en manque de repères. Les adolescents et jeunes adultes qui composent l’équipe sont les héritiers de l’esprit ouvrier et cheminot, basé sur la solidarité. Ils font le lien entre une époque industrielle révolue et l’ère des nouveaux médias, entre la culture des fêtes populaires et la culture manga.

YOHANNE LAMOULÈRE, DES HISTOIRES D’AMOUR À MARSEILLE - LE MYTHE DE GYPTIS ET PROTIS
Le mariage de Gyptis et Protis symboliserait l’alliance de deux peuples. Le Phocéen quittant sa terre natale doit croire à des mythes pour avoir le courage de partir et, peut-être, trouver amour et postérité. Aujourd’hui, la relation amoureuse peut-elle constituer le socle qui nous tient vertical sur terre ? Les jeunes, aspirés par le tumulte du monde, se réfugient-ils dans ces douces promesses? Le mythe s’inscrit dans l’image de terre d’accueil et de métissage que représente Marseille. Dans l’inconscient collectif, la ville apparaît comme une terre promise, un lieu où « n’importe qui, de n’importe quelle couleur, pouvait descendre d’un bateau et se fondre dans le flot des autres hommes »

STÉPHANE LAVOUÉ, LEUR CHOIX - UNE JEUNESSE BIGOUDÈNE
Alors que tout le monde déplore que le pays bigouden (la pointe sud-ouest du Finistère) se vide des ses jeunes, certains d’entre eux décident de rester. Par choix. Ce choix, fort, courageux et alternatif, est motivé par leur attachement viscéral à ce bout de terre, battu par les vents et les vagues. Ils refusent de rejoindre les villes, où rien ne les attache, et veulent garder le contact avec l’océan. Cette jeunesse déterminée, ces jeunes marins pêcheurs, esthéticienne, forgeron, surfers, ouvriers et ouvrières de criée, ont décidé de vivre ici

GÉRALDINE MILLO, VESTALES
Ce sont en grande majorité des filles. Elles ont entre 15 et 20 ans. Elles en ont fini avec l’enseignement général et se sont orientées, bon gré mal gré, vers les filières du soin et du service. Le documentaire « Vestales » les suit au lycée professionnel, où elles apprennent à langer, soigner, laver, repasser… Les vestales étaient, à l'époque romaine, les déesses du foyer. Elles incarnent ainsi les racines de notre culture européenne qui sépare le domaine de la femme, le foyer, du domaine de l’homme, la cité. Cette disposition fait que la jeunesse, dans ces filières de formation, est essentiellement féminine et que ces métiers sont encore peu valorisés. Le partage du travail et ses valeurs reposent aussi sur le genre. Par l'orientation, l'école participe à ce processus de reproduction. « Vestales » est le portrait de cette jeunesse à mi-chemin entre l’école et le monde du travail.

MYR MURATET, CITY WALK
C’est une étude photographique sur la jeunesse d’un territoire bouleversé ces dernières années par des changements urbains et sociaux majeurs, comme les travaux du Grand projet de renouvellement urbain de Paris. Dans ces quartiers historiques et populaires du Nord de Paris, errent, un sac sur le dos, de jeunes réfugiés africains, afghans, roumains. Un peu perdus la journée, ils se serrent la nuit sur des cartons sous les ponts du nouveau tramway ou dans de discrets interstices de la ville. En regard des portraits de ces jeunes personnes sont photographiés les multiples dispositifs mis en place par les pouvoirs pour les contraindre à toujours devoir fuir.

ALEXANDRA POUZET ET BRUNO ALMOSNINO, ÇA ME REGARDE
« Ça me regarde est une enquête artistique sur plusieurs expressions de jeunesses en monde rural, en Quercy et Rouergue (départements du Lot et de l’Aveyron). Médecin, chasseurs à l’arc, créatrice textile, jeunes parents, collégiens, agriculteur bio, capitaine de soirée, réfléchissent la condition d’être jeune ici : la façon dont ils sont vus, ce qui les regarde, là où ils regardent. Comment te montres-tu concerné ? Après des entretiens en particulier, ils sont venus avec un objet représentant leur avenir pour un portrait en intérieur. Que voit-on, que donne-t-on à voir de ta jeunesse ? On tente de te classer ? Conduis-nous dans un lieu où tu aimes te soustraire, faire le point, avec le paysage, ou passer le temps. Paysans, néo-ruraux, citadins, nés quelque part, habitants d’un environnement remarquable, les personnes rencontrées ont bifurqué, continuent autrement ce qu’elles ont appris, insistent, doutent, ont souci du style, attendent de voir. Jeunes d’un monde qui vient avec son régime climatique. Modes nouveaux sous le soleil ? »

LOLA REBOUD, 180 KM APRÈS LA MER
« Antonia avait sept ans la première fois que je l’ai photographiée. Je me souviens de son amour inconditionnel pour les chevaux. Je la retrouve dix ans plus tard chez ses parents, dans le village de montagne dont ils sont presque les seuls habitants en hiver. Comme beaucoup de jeunes Corses, Antonia passe la semaine en ville, chez sa grand-mère, à proximité du lycée où elle prépare le bac. Chaque week-end, elle rentre au village s’occuper de ses chevaux. Anthony a vite quitté son travail pour tirer quelques grives avant la nuit qui tombe tôt. Francescu, lui aussi, va à la chasse, qu’il préfère de loin aux jeux vidéo. Quant à Lucie, elle échange des flots de textos et de snaps avec son amoureux parti étudier sur le continent. » Au cœur des images de Lola Reboud, il n’est qu’un sujet : la rencontre. Rencontre avec un territoire, un climat, des paysages, un souvenir ; rencontre du photographe avec ses personnages.

KLAVDIJ SLUBAN, LA JEUNESSE INVISIBLE, LES ADOLESCENTS DU CENTRE DES JEUNES DÉTENUS DE FLEURY-MEROGIS
En entrant dans la cellule, il faut un long moment pour s’habituer à la pénombre, distinguer les contours, puis les formes et enfin le jeune homme couché habillé sur le lit. Les fenêtres cruciformes, si typiques du Centre des jeunes détenus de Fleury-Mérogis, sont obstruées avec des journaux soigneusement découpés, des étoffes compilées en plusieurs couches, des emballages déchiquetés… à chacun son style, sa rage de repousser l’extérieur. Tout est bon pour empêcher la lumière de donner vie à ce lieu d’enfermement, pour transformer sa cellule en grotte. Hormis l’école jusqu’à quatorze ans, ces jeunes de treize à dix-huit ans n’ont aucune activité obligatoire, pas même la promenade. Conscients de ne plus appartenir à la lumière qui éclaire l’autre côté, ils se replient dans l’absence au monde, ils effacent le passage des jours, des saisons.

PATRICE TERRAZ, REGARD KANAK
En Nouvelle-Calédonie, 260 000 personnes cohabitent ; des Mélanésiens, des Tahitiens, des Polynésiens de différentes nationalités, des Européens descendants des colons, des Métropolitains venus travailler… Les premiers occupants de l’archipel, les Kanak, sont les plus nombreux et représentent 40 % de la population. Leur culture imprègne profondément leur vie de tous les jours, bouleverse nos codes occidentaux et reste, malgré sa richesse et le désir d’une plus grande visibilité, incroyablement méconnue. Ici, le mode de vie est collectif et la tribu passe avant l’individu. Chacun a son rôle et personne ne questionne la place de l’autre, notamment celle du chef. On est « jeune » tant qu’on n’a pas fondé un foyer et, lors des nombreuses cérémonies coutumières, les jeunes parlent peu, car leur parole n’a pas de poids. Ils écoutent et, surtout, ils regardent. C’est par ces échanges de regards que Patrice Terraz a exploré leur univers, entre modernité et attachement à la vie tribale, entre un passé mal cicatrisé et l’avenir incertain scellé par le référendum de 2018.



COMITÉ DE SÉLECTION

Un comité de sélection se réunira pour choisir les 15 candidats à qui il attribue une commande.
Ce comité de sélection est composé de :

- Régine Hatchondo, directrice générale de la création artistique, ministère de la Culture et de la Communication
- Yves Robert, directeur du Cnap - Pascal Beausse, responsable de la collection photographique, Cnap
– Sophie Léron, cheffe de la mission de la photographie, ministère de la Culture et de la Communication
– Brigitte Patient, productrice de l'émission radio "Regardez voir », France Inter
– Muriel Enjalran, directrice du CRP de Douchy les Mines
– Katia Kameli, artiste
– Gilles Favier, photographe, directeur artistique, CéTàVOIR.


Audrey AZOULAY, ministre de la Culture et de la Communication, salue à travers cette sélection « la diversité des photographes et la qualité de chacun des quinze projets retenus. Ils vont offrir un panorama de regards singuliers et nouveaux portés sur la jeunesse en France aujourd'hui. Cette initiative va permettre de soutenir des artistes et faire découvrir leur travail auprès d'un large public. »

Les photos seront exposées à partir du 23 mars 2017 au Centre d'art contemporain photographique « La Villa Pérochon » à Niort dans le cadre des Rencontres de la jeune photographie internationale à l’occasion du festival « Images Singulières » à Sète (24 mai – 11 juin 2017). Elles seront également exposées en mars dans plusieurs gares en France.

Les œuvres réalisées rejoindront la collection publique du Fonds national d’art contemporain, gérée par le Centre national des arts plastiques.




JEUNES-GÉNÉRATIONS
200 x 260 cm, 224 pages
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CALENDRIER

• 5 octobre 2016 : ouverture de l’appel à candidature
• 4 novembre 2016 : date limite de candidature
• 23 novembre 2016 :
proclamation des photographes sélectionnés
• 6 février 2017 : rendu des projets
• 23 mars 2017 : exposition à « La Villa Pérochon » à Niort
• 24 mai / 11 juin 2017 : exposition à ImageSingulières

CONTACTS

Association CéTàVOIR
Valérie Laquittant
Directrice
jeunesse.cetavoir@orange.fr

Centre national des arts plastiques
Pascal Beausse
Responsable de la collection
photographie
pascal.beausse@culture.gouv.fr

Marc Vaudey
Directeur du Pôle création
marc.vaudey@culture.gouv.fr